Les villes d'autrefois s'intégraient dans le paysage, faisant corps avec la société. La société urbaine était ancrée dans le tissu rural, n'évoluant qu'au rythme lent des générations. Le domaine bâti changeait peu, sauf les résidences princières. L'habitat utilisait un matériau fait sur place, la construction était lente et suivait des traditions séculaires. Les villes d'aujourd'hui sont aseptisées, la mécanique et la croissance démographique y sont pour beaucoup. Des foules énormes mais faites de solitudes. Les urbanistes ont imposé les implantations des industries, des commerces, des habitations, des routes et des espaces verts, faisant surgir de faux fonctionnalismes. La réglementation dicte les couleurs ou l'emploi d'un matériau régional. Ces urbanistes doivent être à l'écoute des populations, par le biais des sondages par exemple. Le bâti ne doit pas être figé en un seul usage, la rue ne pas être vouée uniquement à la circulation mais favoriser les échanges et le plaisir. Il faut utiliser des matériaux intimes, écologiques, le bois, la terre, biodégradables ou des produits recyclés. Le temps est venu de reconquérir cette ville par une réappropriation individuelle et collective, identité culturelle oblige.
Mots clés :
Ville, Vie quotidienne, Aménagement du territoire, Habitat, Vie urbaine