La mortalité par infarctus du myocarde chez les personnes de 40 à 69 ans est en France plus faible que dans les pays anglo-saxons et moitié moins élevée qu'aux Etats-Unis. Le risque est plurifactoriel : hypertension artérielle isolée, hypercho-lestérolémie isolée et cumul de plus de dix cigarettes par jour. La mortalité dans les années suivantes, dite secondaire, tend à baisser. Un traitement préventif va contribuer à cette réduction. Des tests d'effort, par paliers standardisés, et sous contrôle permanent tensionnel et électrocardiographique, permettent d'évaluer le risque cicatriciel. Si le bénéfice du pontage aorto-coronaire est démontré, une nouvelle technique existe, celle du ballonnet gonflable. Le bénéfice de l'arrêt du tabac est démontré dans des études menées à Dublin et Göteborg. Un désordre métabolique avec surcharge pondérale favorise la thrombose. En combinant une bonne hygiène alimentaire, la détente psychologique et l'arrêt du tabac, avec un entraînement physique raisonné et une psychothérapie, les résultats sont là. Le traitement médicamenteux se fait par bêtabloquants associés selon les cas à un anti-angineux, anti-arythmique, anticoagulant ou anti-agregant plaquettaire.