Un inspecteur de l'administration pénitentiaire effectue une tournée des bagnes de la Guyane française, sept camps disciplinaires ayant accueilli les forçats jusqu'en 1938. Saint-Laurent-du-Maroni est le plus important, Cayenne est un centre de triage, Saint-Jean prend en charge les relégués et les îles du Salut sont des annexes pour politiques et récidivistes. La journée type du forçat enchaîne chantier et activités artisanales. Des porte-clés, qui pratiquent la fouille au retour, sont désignés par les surveillants. Les forçats de première classe disposent de cellules aménageables, les punis doivent se contenter de blockhaus. Le dispositif est complété par un hôpital et un quartier des fous. Les pensionnaires de Saint-Jean, camp de la relégation, peine accessoire, y font des travaux de défrichement et de bûcherons. La quinine les prémunit contre le paludisme. L'île Royale dispose d'un sémaphore et d'un télégraphe optique. Un va-et-vient aérien la relie à l'île du Diable, réservée aux déportés politiques. Saint-Joseph pratique en alternance réclusion et détention. Libéré, le bagnard devient souvent colon, commerçant, docker ou sombre dans la misère.
Mots clés :
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Genre :
Non fiction
Genre(s) précis :
Lieu(x) de tournage :
Ile-de-Ré, Iles du Salut, Saint-Laurent-du-Maroni, Cayenne