Fonds - Maurice Le Poitevin

Archive

Identification

Institution : La Cinémathèque Française

Année : Entre 1923 - 1958

Dimensions :

  • nombre de boîtes : 11
  • mètres linéaires : 3.63

Contexte

Producteur : Jacques Krauss ; Maurice Le Poitevin

Biographie

Il est difficile de trouver des informations sur Maurice Le Poitevin (1886-1952). Les sources sont rares voire inexistantes et pour en savoir plus sur cet artiste, assistant décorateur, il faut se plonger dans l'étude de ses archives personnelles et plus spécifiquement se référer aux écrits qu'il a laissés dans ses carnets de notes et ses journaux. D'abord formé au métier de tailleur auprès de son père, Maurice le Poitevin entre à l'Ecole des beaux-arts du Havre en 1904. En 1914, il est mobilisé et participe en 1916 à la bataille de la Somme. Durant quatre ans, Maurice le Poitevin va dessiner la grande guerre, illustrant les batailles, les tranchées, la vie des soldats au front et à l'arrière, les paysages dévastés. Au sortir de la guerre, Maurice Le Poitevin marqué à jamais et fatigué reprend sans grande conviction ni entrain le cours de sa vie. Dans les années 20, il travaille comme décorateur à la Compagnie des Arts français aux côté de Louis Süe et André Mare, tous deux peintres, architectes et décorateurs et de Jacques Krauss qui en 1937 lui met le pied à l'étrier des décors de cinéma. Bien qu'il ne semble pas enchanté par cette activité qu'il juge sans grand intérêt et souvent trop physique, Celle-ci devient néanmoins son emploi principal. Il sera l'assistant de Jacques Krauss de 1937 à 1950. Ensemble, ils travailleront sur une vingtaine de films dont La Dame de Malacca de Marc Allégret (1937), La Charrette fantôme de Julien Duvivier (1939), Altitude 3200 de Jean-Benoît Lévy et Marie Epstein (1938), Madame sans gêne de Roger Richebé (1941). Caroline chérie de Richard Poitier (1950) est le film qui marque la fin de la collaboration entre les deux hommes et de la carrière de Maurice Le Poitevin au cinéma.

Contenu et structure

Portée et contenu :

Tous les documents de travail que sont les plans de décors, les photographies, les croquis d'accessoires ou de détails de décors, rendent compte de l'activité de décorateur. Toutefois, parmi les pièces remarquables de ce fonds comptent sans nul doute les scénarios augmentés par des illustrations, au crayon, au fusain ou à la gouache, effectuées directement sur les pages ou sur des calques ajoutés par la suite. Sur les tournages comme il l'a fait durant la grande guerre avec les soldats et les paysages dévastés, Maurice Le Poitevin a croqué les acteurs en costumes, les membres de l'équipe technique et des scènes de films. Trois scénarios sortent ainsi du lot. Ce sont ceux de Madame Sans Gêne (Roger Richebé,1941) et de Du Guesclin (Bernard de La Tour, 1948) augmentés de dessins à la gouache, et celui de La Charrette fantôme (Julien Duvivier, 1939) dont les dessins au fusain et à la gouache sur calques ne sont pas sans rappeler les paysages désolés en ruines dessinés par Le poitevin durant la première guerre mondiale.

Fonds d'archives en relation

Fonds Roger Richebé

Fonds Jean et Marie Epstein

Fonds Marc Allegret

Thème : Décorateur

Conditions d'accès et utilisation

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Consultation

Référence : LEPOITEVIN