Au coeur des vaisseaux sanguins, l'endothélium, ou couche monocellulaire endothéliale, tapisse la paroi vasculaire et forme avec la couche multicellulaire des cellules musculaires lisses qui l'entoure, un ensemble harmonieux constituant la première barrière entre le sang et le reste de l'organisme. Il protège la paroi vasculaire des agressions venant du flux sanguin et le respect de son intégrité est fondamental. Dans le décor vasculaire où circulent les éléments sanguins, plaquettes, globules rouges et leucocytes, les plaquettes, les cellules endothéliales et les cellules musculaires lisses sont les protagonistes du drame en devenir. Alors que les cellules endothéliales, majoritairement, et les cellules musculaires lisses génèrent la prostacycline, protégeant l'endothélium vasculaire contre les agressions plaquettaires en s'opposant à leur adhésion et agrégation sur la paroi vasculaire, les plaquettes génèrent le thromboxane A2, aux propriétés diamétralement opposées : vasoconstricteur, il provoque l'agrégation plaquettaire. "Ange" ou "démon", ils font partie des prostaglandines, découvertes de 1930 à 1976. Pour un endothélium jeune, la confrontation tourne à l'avantage des cellules endothéliales et musculaires lisses, non chargées en lipide, capables d'augmenter rapidement leur synthèse de prostacycline, ce que montre un dosage biologique ou des analyses par chromatographie à haute pression liquide. Quelques années plus tard, le vaisseau a vieilli, l'endothélium a subi de multiples agressions, le muscle lisse s'est détérioré et chargé en lipides inhibiteurs, alors que la production de thromboxane A2 augmente, ce qui favorise les pathologies vasculaires, formation de thrombus et infarctus.
Mots clés :
Sang, Médecine, Pathologie, Système sanguin
Genre :
Non fiction
Genre(s) précis :
Film d'animation, Film institutionnel, Film médical