Les Roucouyennes sont les derniers représentants d'une société primitive des Guyanes et du Brésil établie dans le tumuc-humac, massif impénétrable. Ils tirent leur nom du roucou, plante rouge dont ils s'enduisent le visage. Dans la journée type du village du chef Yalamalé, l'entretien des pirogues assurant le ravitaillement en feuilles, destinées aux toits des cases de liane, sans murs, succède au rite de la baignade matinale. Le chef initie son fils Tiloé à la chasse à l'arc. Les fillettes célèbrent la fécondité en martelant des poings l'eau à laquelle tous confient leurs aspirations. Tiloé subit l'épreuve de la résistance à la douleur infligée par des fourmis rouges, le maraké. Pêche, jeux d'enfants, séances de maquillage, tressage de paniers, siestes dans un hamac et danses rythment la journée jusqu'aux ablutions du soir.
Mots clés :
Groupe humain, Indien, Guyane, Ethnographie, Initiation