Pour la première fois, Graziano a eu peur. Peur d'y passer, bêtement, par la faute de terroristes prêts à tout. C'est avec soulagement qu'il accueille le poste que lui confie son supérieur, La Rosa : la surveillance d'un vieux juge sans histoire, Cancedda, homme droit, rigoureux, honnête, inébranlablement confiant dans la justice forte qu'il représente. Après une prise de contact difficile, Graziano aide Cancedda à découvrir le coupable d'un banal assassinat dans un entrepôt. Ce simple geste va entraîner des conséquences inattendues : Elsa Meroni, l'amie du meurtrier, révèle en grand secret à Cancedda l'adresse d'une organisation extrémiste qui a employé son mari pour un fait-divers sanglant. Dissimulés sur les lieux, Cancedda et Graziano repèrent la présence du plus dangereux terroriste italien, et de son complice, un membre influent des services secrets. Après la mort « accidentelle » d'Elsa Meroni, Cancedda s'apprête à révéler tous ces trafics. Graziano, à nouveau paniqué, lui demande de ne pas mentionner son nom dans le rapport qu'il rédige. Bien lui en prend : Cancedda est assassiné. Voici Graziano au service d'un autre juge, Moser, très différent du précédent. Curieusement, dans un café, une femme, qui se fait passer pour Elsa Meroni, donne à Moser l'adresse et les informations que la vraie Eisa avait fournis peu de temps auparavant à Cancedda. Graziano comprend vite que Moser a été, en fait, chargé par le gouvernement de tester son degré d'ignorance en ce qui concerne l'affaire Cancedda. Grâce à un micro judicieusement placé chez Moser, Graziano parvient à prévenir son assassinat en entamant une campagne de presse, vite interrompue par le chef dés services secrets. Il réussit à faire tuer Moser par le « professionnel » que les services secrets ont engagé pour le liquider ; mais, au moment de révéler à son supérieur toutes les manoeuvres souterraines régissant la politique de son pays, Graziano est à son tour abattu.