Dans la province de Séville, des hommes simples et rudes élèvent les taureaux les plus fameux de toute l'Espagne, les "toros bravos", qui vivent jusqu'à l'âge de quatre ans à l'état sauvage avant d'être sélectionnés pour l'arène. La veille de la corrida, les hommes de confiance et les valets du toréador tirent au sort les deux taureaux qu'il combattra. Les bêtes sont ensuite emmenées au toril, dans des boxes au noir complet. Dans l'arène, l'ordre de la cérémonie est immuable : le taureau rentre, fougueux, sur la piste suivi par les péones, qui ont la tâche de l'épuiser. Ensuite, viennent les picadors chargés de briser la force brutale de la bête. Ce n'est qu'après les acrobaties des banderilleros que le toréador entre en scène. Seul devant le taureau, il doit montrer au public tout son art de jouer avec la mort.