Le travail du cuir compte différentes branches. La maroquinerie traite les objets usuels de luxe et utilise les cuirs souples. Une pointe de coupe sur table de zinc suit un modèle. La pose d'un filet décoratif au fer chaud est suivie d'un assemblage des pièces à la machine à plat ou à tube. La sellerie-maroquinerie produit les articles de voyage et traite les cuirs robustes. On y utilise un couteau à pied sur table de bois tendre ; le cuir reçoit une couture à plat, puis est bruni et astiqué. La gainerie traite d'abord le bois pour la confection d'écrins. En bourrellerie, la couture s'effectue avec un fil imputrescible. Dans la ganterie, la peau doit être coupée dans un certain sens et étirée. Elle est ensuite mise à la forme d'un patron et pressée. Couture et décoration se font souvent à domicile. La chaussure, formée d'une tige et d'une semelle, est fabriquée à partir d'un patron, ou d'une forme standard. Chez le bottier, collage des ailettes de la tige, couture de la trépointe, cambrionnage, remplissage, gravurage et pose du talon se succèdent. Sur machine, les talons sont fabriqués au mètre, débités, fraisés, pressés. Les doublures de tiges sont découpées à la scie à ruban, le cuir à dessus à la main. Puis c'est la couture et la pose de la doublure. A Paris, trois écoles forment aux métiers du cuir et de la chaussure.