La Défense du drapeau

Georges Hatot , Gaston Breteau

Année de production :  1897

Pays de production : France

Film

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1897

Catalogue : n°650 [290]

Société(s) de production :

Description

Résumé

Résumé documentaire : Au pied d'une petite colline, des artilleurs et des cuirassiers bataillent contre un ennemi invisible. Tous succombent, à l'exception de l'un d'entre eux, qui se retrouve seul survivant du combat, debout devant un canon, une épée dans une main, le drapeau français dans l'autre.

Mots clés : Combat, Bataille, Militaire

Genre : Fiction

Lieu(x) de tournage : Paris

Note générale

La vue a été déposée au Greffe du Conseil des Prud'hommes de la Ville de Lyon le 22 octobre 1897.

Il existe une autre vue, non retenue dans les catalogues de la société A. Lumière et ses fils et qui porte le n° [4528], sur le même sujet. L'action est la même mais le lieu diffère.
Le lieu de tournage est le même que celui des vues n° 771 [331] à 773 [333], série "Cinghalais : danse des couteaux". Ces vues pourraient avoir été prises sur les fortifications dans le nord de Paris.

"Le thème de la "défense du drapeau" est à la mode à la fin du siècle, alors que monte le nationalisme et que le souvenir de la défaite de 1870 commence à prendre les couleurs de l'héroïsme (...)." ("La Production cinématographique des Frères Lumière", p. 122).

Source de l'identification :
Source des réalisateurs et des décorateurs: La série des Vues historiques et scènes reconstituées n° 650 [290], 682 [293] et 744 [294] à 752 [302] ainsi que la série des Vues comiques n° 112 [276], 116 [277], 673 [291] à 680 [285], 682 [292], 683 [293], 753 [286], 754 [287], 756 [288] et 763 [289] ont pu être tournées par Georges Hatot et Gaston Breteau sous la supervision d’Alexandre Promio, dans des décors de Marcel Jambon ou Pierre Comy en 1897.
En effet, dans une lettre adressée à Henri Langlois, Georges Hatot a listé les vues qu’il a tournées en septembre 1897 : « Mois de septembre. Première production Ciné pour la maison Lumière représentée à Paris par Madame Lafont, directrice du Grand Café, boulevard des Capucines et du Ciné bd St-Denis porte St-Martin qui existe encore. Production : Napoléon et la Sentinelle, La Défense du canon, Assassinat de Marat, Les Tribulations d’une concierge, Les Colleurs d’affiches, L’Infirmerie du régiment, La Leçon de boxe, Les Dernières Cartouches, L’Assassinat du duc de Guise, Faust et Marguerite, etc., etc.» ce qui peut également comprendre les vues citées en introduction (Voir, « Lettre de Georges Hatot à Henri Langlois », s.l., s.d. [1958-1959], Fonds Jean-Claude Seguin). Dans ses souvenirs recueillis par Henri Langlois et Musidora, il évoque également la présence de Gaston Breteau à ses côtés : « Les Débuts du cinéma en France, souvenirs de M. Hatot, réunion du 15 mars 1948 », Référence : CRH52-B2 et « Les Débuts du cinéma en France : réunion du 26 juin 1948 », Référence : CRH54-B3, Commission de recherche historique, Cinémathèque française).

Alexandre Promio est peut-être l'opérateur ou le superviseur de cette série de vues à en juger par un texte de G-M. Coissac (Voir, Le Monde illustré, Paris, 25 avril 1925 p. 318) selon lequel Promio a tourné des scènes reconstituées dont La Passion et Les Dernières cartouches, dans des décors de Marcel Jambon. Toutefois, la présence de Promio sur ces tournages réalisés en septembre 1897 reste hypothétique.

Par ailleurs, les dernières recherches de Roland-François Lack datant de mai 2020, (voir son site internet « The Cinetourist » : onglet : « Hatot-Breteau : two Lumière filmakers in Paris c.1897 ») tendent à montrer que Marcel Jambon n’aurait pas effectué les décors. R-F Lack indique en effet, images des vues à l’appui, que les mêmes décors et les mêmes accessoires ont été utilisés dans plusieurs vues de ces deux séries. De plus, Hatot raconte, lors de la réunion du 15 mars 1948 avec Henri Langlois et Musidora, que les décors auraient été emprunté au théâtre-concert des Fantaisies Nouvelles, boulevard de Strasbourg à Paris et que certains auraient été peints par « un nommé Commis ». Or, Lack émet l’hypothèse suivante : le théâtre des Fantaisies Nouvelles était dirigé par Émile Comy. Il est donc fort possible que Hatot ait fait une mauvaise retranscription de ce nom en « Commis ». Cependant, n’imaginant pas qu’un directeur de théâtre peigne lui-même les décors de ses productions, Lack a découvert que ce dernier avait un fils, Pierre, peintre spécialisé dans les décors de théâtre et qui a travaillé pour plusieurs salles parisiennes dans les années 1890, dont les Fantaisies Nouvelles. Dès lors, cet homme peut avoir effectué les décors pour la série de vues de la société A. Lumière et ses fils réalisés par Hatot et Breteau en 1897 et 1898.

Bibliographie :
- Source du titre original et du titre série : Catalogue général des vues positives, 1901
- La Production cinématographique des Frères Lumière, 1996.

Générique

Réalisation :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Court

Durée d'origine : 1

Métrage d'origine : 15

Couleur/NB : Noir et blanc

Sonore/muet : Muet

Format d'origine : 35 mm Cinématographe Lumière

Séries liées

Corpus liés

  • Catalogue Lumière

Consultation

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  • CNC (Bois d'Arcy) - Sur rendez-vous

Ressources média