Danse du sabre I
Film
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1897
Catalogue : n°441 [520]
Société(s) de production :
Description
Résumé
Résumé documentaire : Au printemps 1897, dans le village Ashanti reconstitué à Lyon sur le cours du Midi (aujourd'hui cours de Verdun), deux danseurs, armés d'un couteau, miment un combat singulier, au son du tam-tam et des battements de mains des spectateurs africains assis autour d'eux.
Résumé du Catalogue des vues pour Cinématographe, 1907 : Ces vues ont été prises dans un village d'Aschantis qui était installé à Lyon, au moment de l'Exposition. Toutes ces vues sont très intéressantes ; leurs titres sont suffisamment explicatifs.
Mots clés : Art de la danse, Combat, Exhibition humaine
Genre : Non fiction
Lieu(x) de tournage : Lyon
Note générale
À la suite du succès de l'Exposition universelle, internationale et coloniale ayant eu lieu à Lyon en 1894 dans le parc de la Tête d'or, de nombreuses exhibitions ethnographiques se sont succédées dans la vallée du Rhône, notamment la reconstitution d’un village Ashanti sur le cours du Midi (aujourd’hui cours de Verdun) à Lyon, organisée du 17 avril au 20 juillet 1897, sur l’initiative de M. Gravier, ancien mécanicien de la Marine française devenu négociant au Congo. C’est à cette manifestation que fait référence le résumé du Catalogue des vues pour Cinématographe, 1907 pour les notices n° 441 [520] à 452 [528] et 564 [526] à 565 [531].
« Hier après-midi a eu lieu l’inauguration du village nègre installé sur le cours du Midi, côté Rhône. Les 200 noirs que M. Gravier amène à Lyon sont des Aschantis provenant de la Côte d’Or, possession anglaise. (…) ». ("Lyon républicain", 18 avril 1897).
« Le nouveau programme comprend en outre toute une série de scènes d’actualité prises chez les Aschantis. Dans l’une on assiste au défilé original de la tribu entière parée de ses habits de fête ; dans une deuxième c’est une gracieuse danse de jeunes filles qui charme agréablement l’œil. Enfin une danse de femmes montre à quel degré l’art chorégraphique est cultivé chez ces peuples sauvages. » ("Lyon républicain", 2 mai 1897).
Ainsi que nous l’avons annoncé, une partie de la troupe des Aschantis est venue hier soir visiter l’Hôtel du Progrès. A huit heures, une trentaine de noirs, sous la conduite de M. Bonnamour, secrétaire général du Village nègre, quittaient leur installation du cours du Midi et arrivaient quelques instants après en voiture rue de la République, 85, où les attendait une foule de curieux massés sur les trottoirs. Parmi eux se trouvaient Botchey, le chef du Village; sa femme, une très gracieuse négresse au visage toujours souriant et qui porte le nom de Susu Ana Abla, ainsi que le sous-chef, Ado Té Kowao. Les enfants de l’école Aschanti avaient été particulièrement invités à cette soirée dont leur maître, M. Oko, leur a expliqué les détails. Nos visiteurs ont été conduits en arrivant dans la salle du Cinématographe Lumière. Il fallait voir avec quelle attention les noirs ont admiré les tableaux qui ont été projetés sous leurs yeux. M Oko, l’instituteur, a expliqué les diverses vues, notamment la scène du cortège présidentiel sortant de la gare de Saintes. On l’avait prévenu auparavant qu'il s’agissait de M. Félix Faure, président de la République, le grand chef des Français. A cette explication, le chef Botchey a porté la main à son bonnet en signe de respect. Deux scènes surtout ont particulièrement excité leur admiration et soulevé de leur part des exclamations enthousiastes : celles reproduisant la toilette et les repas des petits né grillons, prises au Village des Aschantis. Les séances de natation et la marche des chevaux dans un défilé de cavalerie les ont aussi vivement impressionnés (…). » ("Le Progrès", 24 mai 1897)
Nous ne savons pas à quelle Exposition fait référence le "Catalogue des vues pour Cinématographe", 1907 puisque la seule Exposition coloniale qui s’est tenue à Lyon a eu lieu en 1894… Suite à son succès, de nombreuses exhibitions ethnographiques se sont succédées dans la vallée du Rhône, notamment la reconstitution, en 1897, d'un village ashanti sur le cours du Midi. C'est donc au cours de cette reconstitution et non au cours de l'exposition coloniale que les vues ont été prises.
Le féticheur de la vue n° 445 [524] est debout dans l'assistance, à l’extrême droite du cadre de l’image.
Source de l'identification :
Source de l'année de sortie d'origine : "Catalogue des vues - Première, deuxième, troisième et quatrième listes réunies", 1897.
Bibliographie :
- Source du titre original et du premier titre série : Catalogue général des vues positives, 1901
- Source du troisième titre série : Catalogue des vues pour Cinématographe 1907 (et 1905)
- La Production cinématographique des Frères Lumière, 1996.
Générique
Informations techniques
Métrage : Court
Durée d'origine : 1
Métrage d'origine : 15
Couleur/NB : Noir et blanc
Sonore/muet : Muet
Format d'origine : 35 mm Cinématographe Lumière
Séries liées
Corpus liés
- Catalogue Lumière
Consultation
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