La Garde d'honneur du Gouverneur général

Gabriel Veyre

Année de production :  1899 - 1900

Pays de production : France

Film

Identité

Autres titres :

  • [La Garde d'honneur du gouverneur général] (France)

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1900

Catalogue : n°1261 [1158]

Société(s) de production :

Description

Résumé

Résumé documentaire : En Indochine française (aujourd'hui Viêt-Nam), des cavaliers indochinois de la garde d'honneur du gouverneur général défilent au bas de l'escalier d'un palais. Un Européen les salue du haut des marches, puis il descend pour les regarder passer. A la fin de la vue, il passe devant le Cinématographe et lève son casque à l'intention de l'opérateur.

Mots clés : Indochine française, Cavalier (militaire), Défilé, Colonies françaises, Militaire

Genre : Non fiction

Lieu(x) de tournage : Viet Nam

Note générale

CNC : Le voyage de Gabriel Veyre en Indochine, 1899-1900.

À la demande des frères Lumière, après le Japon, qu'il quitte en mars 1899, Gabriel Veyre se rend en Chine (sans qu’aucune vue ne soit inscrite dans les catalogues de vente de la société), au Viêt Nam et au Cambodge avec l'objectif de filmer les curiosités du monde et de les présenter à l'Exposition universelle qui doit ouvrir ses portes en avril 1900, juste après son retour en France au mois de mars. Mais son voyage se transforme aussi en mission lorsque le gouvernement général de l'Indochine le commandite : « Le gouverneur de l'Indochine [Paul Doumer] a été très gentil avec moi. Il a fait donner des ordres pour me faciliter tous mes voyages et m'a prié de prendre le plus grand nombre de vues possibles pour l'Exposition [universelle] de Paris afin de faire connaître à la France le Tonkin tel qu'il est (…) » ("Gabriel Veyre, lettre à sa mère", Hanoï, le 26 mai 1899 citée par Philippe Jacquier, Marion Pranal, "Gabriel Veyre, opérateur Lumière, Autour du monde avec le cinématographe, Correspondance (1896-1900)", p. 195).

L'exclusivité de ses vues semblent effectivement avoir été gardée pour l'Exposition puisque leur projection à Lyon ne commence que le 20 novembre 1900.
Effectivement, les diverses scènes que Veyre ramène de ces régions trouvent un cadre de projection exotique dans le Pnôm cambodgien, pour le plus grand plaisir des visiteurs de l’Exposition et du président de la République en personne.
« M. Loubet dans la grotte du Pnôm cambodgien – Le président de la République a commencé ses visites à l’Exposition terminée, un mois après l’avoir inaugurée avant son achèvement. La semaine dernière, il a consacré une matinée à nos colonies. La plus importante et la plus curieuse des constructions coloniales est le Pnôm surmonté de la Pagode des Bouddhas, reconstitution cambodgienne qui s’étend sur une surface de 2000 mètres carrés. (…) Un cinématographe montre des défilés militaires, des promenades d’éléphants, des scènes de la rue de Saïgon etc. Le président de la République et les personnalités officielles qui l’accompagnaient ont paru prendre un plaisir tout particulier à voir se dérouler devant leurs yeux l’entrée de M. Doumer dans le palais du Gouvernement. » ("L’Illustration", n° 2989, Paris, 9 juin 1900, p. 372).

« Dans un angle de la salle [au sous-sol du pavillon de l’Indochine], un cinématographe initie les visiteurs aux détails de la vie en Indo-Chine. Parmi les tableaux les plus amusants citons une revue des troupes indigènes, une promenade des éléphants et l’arrivée de M. Doumer à la tribune des courses ! » ("Le Monde illustré, L’Exposition de 1900", n° 2254, Paris, 9 juin 1900, p. 90).
« Le cinématographe dont on fait défiler devant les yeux émerveillés des visiteurs les différentes scènes a un succès considérable et justifié. Rien ne saurait rendre l'impression, dans ce cadre étrange, du défilé des troupes indo-chinoises, de la promenade des éléphants à Phnom-Penh, des danses des jeunes Annamites à Huê, de l'arrivée de M. Paul Doumer à la tribune des régates à Saigon. Depuis l'ouverture, les séances ont lieu tous les jours de 3 à 5 heures. Dans la libérale pensée de mieux faire connaître à tous l'Indo-Chine, M. P. Doumer a voulu que toutes ces leçons de chose soient accessibles à tous à titre gracieux. (…) Il en est d'ailleurs récompensé par l'affluence énorme qui se presse dans les pavillons, dans le souterrain et la pagode, devant les dioramas et aux séances du cinématographe Lumière. C'est M. Veyre qui a pris toutes ces vues pendant un laborieux et fructueux séjour en Indo-Chine et c'est lui qui dirige les séances au souterrain du Trocadéro. Son talent est à la hauteur de son courage car il n'a pas marchandé sa peine en courant les cinq pays indo-chinois. » ("La Grande revue de l'Exposition, supplément illustré de la Revue des Revues", n° 12, 1900, p. 215).

Il est à noter qu’hormis les 36 vues inscrites dans les catalogues de la société A. Lumière et ses fils, Gabriel Veyre en rapporte plus d'une centaine qui ne furent pas inscrites dans les catalogues de vente de la maison lyonnaise.

Générique

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Court

Durée d'origine : 1

Métrage d'origine : 15

Couleur/NB : Noir et blanc

Sonore/muet : Muet

Format d'origine : 35 mm Cinématographe Lumière

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • CNC (Bois d'Arcy) - Sur rendez-vous

Ressources média