[Défilé d'éléphants]

Film

Gabriel Veyre

Année de production :  1899  (Présumé)

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Catalogue : n°[4099]

Société(s) de production :

Description

Résumé

Sur une avenue au long de laquelle se pressent des spectateurs, des éléphants montés par leurs cornacs arrivent, se regroupent puis stationnent devant une maison à colombages où des occidentaux aux fenêtres assistent à la scène.

Mots clés : Indochine française, Défilé, Colonies françaises, Eléphant

Genre : Non fiction

Lieu(x) de tournage : Cambodge

Note générale

Fêtes à l’occasion de la « réunion du Conseil supérieur de l’Indochine », Phnom Penh, octobre 1899.

D'après la correspondance de Gabriel Veyre, de grandes fêtes eurent lieu à Phnom Penh en octobre 1899 à l’occasion de la « réunion du Conseil supérieur de l’Indochine » tel qu’il l’évoque dans les lettres suivantes adressées à sa mère : « Je suis en mer pour aller à Saigon puis de là à Phnom Penh où vont avoir lieu de grandes fêtes à l'occasion de la réunion du Conseil supérieur de l'Indochine ».
« (...) Les fêtes d'ici sont finies. J'ai été tellement occupé que je n'ai pas eu le temps de développer une seules des photos prises » (Lettres à sa mère, Paquebot, Haiphong, Saigon, 9 octobre 1899 et Phnom Penh, 20 octobre 1899, citées par Philippe Jacquier, Marion Pranal, "Gabriel Veyre, opérateur Lumière, Autour du monde avec le cinématographe, Correspondance (1896-1900)", p. 213 et p. 219).

Le Conseil supérieur de l’Indochine.
Paul Doumer est nommé gouverneur général de l’Indochine le 26 décembre 1896 par Jules Méline, président du Conseil.
«(…) Connu pour la hardiesse de son esprit, sa volonté tenace et sa grande force de travail, Doumer apparaît exactement, à ce moment précis, comme l’homme idoine dont la République a besoin en Indochine. (…) Rapporteur des budgets des colonies et des questions coloniales les plus importantes à la Chambre des députés, Paul Doumer est en effet amené, dès 1895, à se pencher spécialement sur la situation du Tonkin et de l’Annam, sous le ministère d’Alexandre Ribot, président du Conseil. (…). Doumer estime que les pays d’Indochine forment un tout qui ne peut être administré et tenu que dans une vision d’ensemble, « par un pouvoir central fort, seul susceptible d’assurer l’impulsion, la solidarité et la coordination des efforts ». (…) [Il] hérite d’un système administratif tout neuf, établi par Jean-Marie de Lanessan, son prédécesseur à la tête du gouvernement général de l’Indochine (1891-1894), fortement influencé par l’organisation administrative anglaise de l’empire des Indes, autonome à tout point de vue de la métropole britannique. Ainsi, s’inspirant des pratiques coloniales britanniques et hollandaises, (…) l’architecture du gouvernement général vise en effet à créer un « vice-État ». « Les grandes possessions doivent », pense-t-on alors, « être organisées comme de véritables États, pourvus de tous les organes nécessaires à la vie et au fonctionnement des États, posséder tous les caractères qui font les États, sauf un seul (et pas le moindre) : l’indépendance politique ». (…) C’est, ainsi, sous le gouvernement d’un Paul Doumer avide d’action qu’est fixée toute l’armature politique et administrative de l’Indochine, et entreprise la construction de l’infrastructure économique. (…). En ouvrant, d’autre part, le Conseil supérieur de l’Indochine à la participation de représentants de la population indigène, Paul Doumer accroît, légèrement seulement, la consultation et l’association des Annamites à sa politique. Installé en 1897, un Conseil supérieur de l'Indochine, consultatif, est ouvert l'année suivante à la participation de représentants de la population (décret du 8 août 1898). Le gouverneur général de l’Indochine Paul Doumer le fait donc renaître en lui donnant une importance nouvelle. Ce conseil regroupe, autour du gouverneur général, l’état-major des hauts fonctionnaires (les résidents supérieurs et le lieutenant-gouverneur) ; les chefs de l’armée et de la marine ; ainsi que les présidents des chambres de commerce et des chambres d’agriculture. Sous cette première forme, le conseil est censé représenter « l’intérêt général de la colonie ». Il va bientôt prendre sa forme définitive par l’adjonction des directeurs des services généraux et, fait notable, de deux « notables indigènes, dévoués à la cause française». Ces derniers, faiblement représentatifs de l’Annam et de son peuple, ne se révèlent être en fait que des figurants symboliques. (…) » (Voir, Amaury Lorin, "Les Administrations coloniales, XIXe-XXe siècles, esquisse d’une histoire comparée", Presses universitaires de Rennes, 2019, p. 25-32).

Les vues n° [4099], [4266], [4267], [4279] et [4324], non retenues dans les catalogues de la société A. Lumière et ses fils, ont été tournées au même endroit, probablement lors de la réunion du Conseil supérieur de l’Indochine à Phnom Penh et il est à noter qu’aucune d'entre elles n’a été inscrite dans les catalogues de la société A. Lumière et ses fils.
Les vues n° [4099], [4266], [4267], [4279] et [4324], non retenues dans les catalogues de la société A. Lumière et ses fils, ont été tournées au même endroit, soit le long de l’avenue, soit devant la maison visible dans les vues n° [4099], [4266] et [4279].

Source de l'identification :
Source de l'année de production : d'après sa correspondance Gabriel Veyre a tourné cette vue entre le 12 et le 19 octobre 1899.

Bibliographie :
- Philippe Jacquier, Marion Pranal : "Gabriel Veyre, opérateur Lumière, Autour du monde avec le cinématographe, Correspondance (1896-1900)", Institut Lumière/Actes Sud, 1996
- Dossier d'inventaire des vues "hors catalogue", 1996, p. 78, Bibliothèque de la DPC, Bois d'Arcy.

Générique

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Court

Durée d'origine : 1

Métrage d'origine : 15

Couleur/NB : Noir et blanc

Sonore/muet : Muet

Format d'origine : 35 mm Cinématographe Lumière

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