El Vito

Inconnu [Années 1890-1900]

Année de production :  1898  (Présumé)

Pays de production : France

Film

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1898

Catalogue : n°843 [145]

Société(s) de production :

Description

Résumé

Résumé documentaire : Dans un patio andalou, une femme exécute une danse populaire andalouse, el Vito, un chapeau en mains. Elle est entourée par les autres danseuses et danseurs en tenue traditionnelle, qui marquent le rythme avec des castagnettes. Les deux musiciens les accompagnent à la guitare.


Résumé du Catalogue des vues pour Cinématographe, 1907 : Toutes ces vues représentent des danses caractéristiques prises en Espagne ; chacune dans son genre est très intéressante ; nous recommandons particulièrement les n° 845, 846, 850 et 852.

Mots clés : Danse traditionnelle, Musicien, Costume traditionnel

Genre : Non fiction

Lieu(x) de tournage : Séville

Note générale

Le résumé du Catalogue des vues pour Cinématographe de 1907 fait référence aux vues n° 843 à 854 [145 à 156].

La série de vues n° 843 à 854 a été tournée dans un patio andalou, le pavillon de Charles Quint, à l’Alcazar de Séville, parfois avec des angles de prise de vue changeant afin de varier les points de vue, l’opérateur ayant déplacé son Cinématographe lors du tournage des différentes scènes. La troupe de danseurs comporte six femmes et deux hommes dont l’un est habillé en costume de torero. Il s’agirait du maître sévillan José Otero Aranda ; son comparse serait José Segura, directeur de la Compagnie de Danse Sévillane (source : Kiko Mora : « ‘’L’autre’’ qui danse dans les vues Lumière (Séville, 1898) », https://cadaverparaiso.wordpress.com/2017/07/06/el-otro-que-baila-en-las-peliculas-de-lumiere-sevilla-1898/ et https://grimh.org/). Les six femmes ne sont pas toutes présentes sur l’ensemble des vues. Deux musiciens à la guitare les accompagnent.
C’est entre 1869 et 1910, sous l’influence du regain d’intérêt pour la culture gitane, que se développe le flamenco tel que nous le connaissons. Il se professionnalise, envahit les cafés et devient un spectacle couru par les touristes aussi bien que par les autochtones.
La danse espagnole traditionnelle sévillane, l’escuela bolera, se fixe à la même époque, métissage d’éléments classiques et de danses empruntées à la zarzuela, dans une perspective héritée du costumbrismo. Ces vues montrent la vision propre de l’opérateur d’une Espagne romantique et on remarquera la similitude frappante de la vue n° 844, Estrella de Andalucia, avec le tableau d’Alfred Dehodencq, Une Danse gitane dans les jardins de l'Alcázar, devant le pavillon Charles V (1851), dont on a du mal à imaginer qu’elle soit le fruit du hasard. (Voir, Laurent Marty, « La danse espagnole dans les débuts du cinéma. De Carmencita à Carmen, folklore et stéréotypes » in "Nouvelles Recherches en Sciences Humaines, langage, Esthétique et Représentations Culturelles", Mounir Oussikoum (sous la dir. de), Art et imagerie, 2018).


Source de l'identification :
Source de l’année de sortie : Catalogue des vues - Sixième liste, 1898.
-Source du lieu de tournage : titres de programmation dans la presse.

Bibliographie :
- Source du titre original et du premier titre série : Catalogue général des vues positives, 1901
- Source du deuxième titre série : Catalogue des vues pour Cinématographe, 1907 (et 1905)
- La Production cinématographique des Frères Lumière, 1996.

Générique

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Court

Durée d'origine : 1

Métrage d'origine : 15

Couleur/NB : Noir et blanc

Sonore/muet : Muet

Format d'origine : 35 mm Cinématographe Lumière

Corpus liés

  • Catalogue Lumière

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • CNC (Bois d'Arcy) - Sur rendez-vous

Ressources média