A l'époque de l'expansion coloniale espagnole, un renfort est envoyé à la garnison qui tient une des îles Canaries. Au débarquement, le détachement trouve le fort dévasté et les défenseurs massacrés. Le chef de l'expédition préfère ne pas chercher à châtier les indigènes et leur faire confiance. Il envoie pour ce faire, en ambassade auprès du roi de la région, un officier, don Diego, qui a pris contact avec la population sous les traits d'une gracieuse jeune fille sur qui il a semblé faire impression Le roi du pays est un vieillard près de sa fin, pacifique et prêt à traiter, tandis que le grand prêtre du lieu veut à tout prix la guerre et l'éviction des Espagnols, et soutient la révolte presque ouverte d'un jeune noble qui a pris le maquis et dont les bandes ont massacré la garnison d'occupation. Lorsque le souverain a imposé la paix, le grand prêtre l'empoisonne. Sa fille unique hérite du trône, mais le grand prêtre ne veut la couronner que si elle épouse le jeune résistant qu'elle n'aime pas, se rappelant le chevalier espagnol. C'est à ce moment que don Diego arrive en ambassade : il est stupéfait de reconnaître la princesse, qui lui avoue son amour. Les choses semblent arrangées, lorsque les Espagnols tombent au retour dans une embuscade machinée par les activistes canariens ; Diego s'en tire avec peine. Le généralissime espagnol décide alors de prendre d'assaut la capitale indigène et de châtier les perfides. De leur côté les Canariens se préparent à la résistance, Guyarmina, la princesse, est écartée du pouvoir sous prétexte d'une retraite préparatoire au sacre Les Espagnols triomphent sans trop de mal. Le grand prêtre est tué et Diego, parti à la recherche de Guyarmina arrive à temps pour arracher à son rival la jeune fille avec qui il allait se précipiter à la mer. Grâce à l'amour de Guyarmina et de Diego, les beaux jours vont revenir pour les Canaries.