Importé d'Amérique par le port de Bordeaux, le doryphore ravage le Médoc en 1922, à partir du foyer de Sénéjac, puis s'étend avant 1931 sur plus de la moitié de la Gironde, avant de gagner les départements voisins et les départements limitrophes de ces derniers. Le ministère de l'Agriculture initie la lutte contre ce fléau de la pomme de terre, qui compte aussi parmi ses victimes la tomate, l'aubergine, la douce-amère, la morelle, le physalis et le datura. La connaissance du développement de ce coléoptère est la base primordiale pour une action efficace contre ses larves et ses nymphes. La station entomologique de Bordeaux étudie le doryphore en cages et développe ses parasites, dont des champignons. Un laboratoire de campagne annexe et des essais en champs d'étude renseignent le service de lutte. La prévention implique que le maire et le directeur des services agricoles soient avertis. Les adultes et les grosses larves sont alors détruits par pulvérisation de bouillies arsenicales. Ces phases mettent en oeuvre un matériel à dos d'homme, à traction animale, à air comprimé ainsi que des poudreuses. En cours de végétation et en cas de faibles taches, les nymphes sont détruites au pétrole enflammé. Des traitements insecticides automobiles viennent à bout des foyers importants. Enfin l'injection de sulfure de carbone réduit les nymphes hivernant dans le sol.
Mots clés :
Agriculture, Prévention (sécurité), Laboratoire, Coléoptère, Insecticide
Genre :
Non fiction
Genre(s) précis :
Film pédagogique
Technique cinématographique :
Carte et schéma animés