L'accroissement de la fréquentation des routes maritimes incite Napoléon Ier à mettre en place dès 1806 le Service des phares et balises. En 1823, le physicien Augustin Fresnel crée une lentille qui concentre la lumière en un faisceau limité en hauteur et en largeur, et donne une impulsion nouvelle à la technologie française. Les appareils du musée des Phares et Balises, à Ouessant, retracent l'historique de l'éclairage et du balisage des côtes. Partout en France, là où les falaises et les écueils sont dangereux, des phares guident les navires. En Bretagne, le baliseur "Georges de Joly" quitte la rade de Brest pour effectuer les contrôles et les ravitaillements des phares et balises. Deux phares importants, ceux d'Eckmühl et de l'île Vierge, protègent le Finistère au nord et au sud. Plus de soixante phares, d'importance et de caractéristiques diverses, se répartissent autour de deux points principaux, Ouessant et Sein. Pendant sa tournée, le navire passe en revue le phare "Saint- Mathieu", le "Kéréon", le "Stiff" et le "Créach". Au sud, le groupe de phares "La Vieille", "Tevennec", "Sein" et "Ar-Men", appelé la Chaussée de Sein, sont difficiles d'abord et redoutables par temps de brouillard. Le soir tombe, les phares s'allument ; commence alors la longue veille des gardiens de phare.
CNC : Il s'agit de la version longue et plus technique du film "La Grande lueur" aussi déposé au CNC. Elle a été reconstituée en 1997 à partir de fragments et de la version courte de référence, grâce aux indications retrouvées dans les archives de la production.