En 1942, dans les Alpes, l'école supérieure de ski forme des moniteurs. Pour obtenir leur diplôme, ils sont initiés aux techniques selon la méthode française et doivent acquérir les qualités de courage et de volonté. Quotidiennement, après le salut aux couleurs, les élèves graissent leurs skis, puis commencent les cours par une séance de gymnastique. Placés sous l'autorité d'un instructeur, ils apprennent le mode d'agenouillement, les dérapages, le christiana pur, à monter et à encaisser les bosses. Les futurs moniteurs apprennent également le mécanisme du ski et à tracter un traîneau portatif. Ils prennent connaissance de leur matériel, acquièrent des qualités pédagogiques et des notions de secourisme. A la fin du stage, les élèves passent devant des juges le concours des quatre épreuves : course de fond, concours de saut, course de descente, course de slalom. A la sortie de l'école, le moniteur, qui doit considérer ce sport comme un moyen d'éducation générale auprès de la jeunesse, a non seulement pour mission d'enseigner le ski, mais aussi de le faire aimer.