La lanterne magique du XVIIIe siècle est la première tentative connue de maîtrise de l'image animée. De nombreux procédés vont se succéder, qui déboucheront sur l'invention du cinématographe. Après le disque tourbillonnant de Herschel, le thaumatrope, le Belge Joseph Plateau met en évidence le principe de la persistance rétinienne et crée le phénakistiscope. Puis un tambour tournant, le zootrope, permet de suivre une bande mobile à travers des fentes. En 1876, Emile Reynaud crée le praxinoscope, où les fentes deviennent miroirs ; puis le théâtre optique, ruban de toile sur gélatine manié par deux dévidoirs. Entre chaque image, un oeillet préfigure les perforations à venir. Il le présente au musée Grévin jusque vers 1900. Etienne Jules Marey est un précurseur dans l'analyse du mouvement. Il étudie les allures du cheval grâce à un système multiplié d'appareils photographiques ; le vol de l'oiseau avec son fusil photographique, ancêtre de la caméra ; et la marche de l'homme avec la chronophotographie. Après la découverte de la pellicule, le kinétoscope d'Edison est un appareil à lunette à un spectateur. Les frères Lumière organisent enfin la première projection devant un public et inventent la caméra, qu'ils sortent du studio. Le cinématographe est né.
Mots clés :
Invention, Mouvement (rythme), Cinématographe, Pionnier du cinéma