L'emploi du pavé remonte aux temps les plus reculés. Les travaux effectués en 1937 sur la route nationale 13 montrent l'évolution dans les méthodes de pavage. L'élargissement de cette grande avenue nécessite des opérations multiples et complexes. De chaque côté de la chaussée existante, une fondation spéciale, appelée hérisson et formée de blocs de pierre, est remplie de vieux sable, recouverte de mâchefer et tassée plusieurs fois à l'aide d'un cylindre. Sur la partie centrale, les ouvriers effectuent un nivellement simple ; puis, guidés par une cerce, ils coulent le béton, le nivellent et le sablent. Les anciens pavés sont disposés en mosaïque, technique permettant aux paveurs d'utiliser des pavés de formes variables. La mise en place de chaque pavé est une opération délicate, où l'expérience et l'adresse de l'artisan interviennent dans le choix, la retaille ou la pose. Devant la cerce, qui sert de guide au poseur, du sable est jeté pour remplir les joints au fur et à mesure de l'exécution. Le cylindrage et le soufflage donnent aux pavés une assise uniforme. Les joints sont finalement scellés avec une émulsion de bitume. Ainsi exécuté, ce pavage résiste aux véhicules lourds, en même temps qu'il offre aux automobilistes une surface bien roulante et adhérente.
Mots clés :
France, Travaux publics, Pavage des routes, Pavé