Les peintres anonymes évoluent dans un monde à part régi par ses codes, ses lois, ses habitudes et ses traditions. Ils étudient, persévèrent et font des sacrifices dans l'attente d'une reconnaissance. Montparnasse, où est apparu le fauvisme, les quais de la Seine et Montmartre, qui inspira beaucoup les paysagistes, ont été le domaine attitré de leurs aînés. "Paysage", de Georges Braque, fait surgir au Salon d'automne de 1908 la notion de cube. Le "cubisme" est adopté dans la presse en 1911, par dérision. Ses lignes géométriques gagnent l'architecture. Aujourd'hui, Van Dongen peint toujours, Othon Friesz adopte le nu, Maurice Denis est un maître de l'art religieux, et Maurice Utrillo est gagné par le mysticisme. Tous se sont imprégnés de l'art de leurs prédécesseurs pour créer leur propre langage.