En 1944, à la fin de l'Occupation, les Allemands coulèrent, dans les passes des ports français et les chenaux des grands fleuves, tous les navires dont ils pouvaient disposer. Le génie maritime, pour rétablir la navigation, dresse un bilan de la situation. Les quais et les docks de Marseille sont rasés, comme dans la plupart des ports maritimes français, et deux mille sept cents navires sont coulés. À l'automne 1944, les chantiers s'installent pour déblayer les passes ; chaque épave a son équipe, sous le contrôle des ingénieurs du génie maritime. Les équipes de scaphandriers sont à pied d'oeuvre et effectuent des travaux de prospection sur les bâtiments coulés, un guide et une pompe à air assurant le travail du scaphandrier. Pendant des mois, le spécialiste continue l'exploration sous-marine méthodique sur des chantiers pourvus des derniers perfectionnements, comme le central téléphonique. Les plongeurs exécutent de multiples obturations sur les épaves avec des batardeaux, des bouchons en bois ou des soudures au chalumeau. L'opération finale de renflouement, à l'aide de flotteurs immergés et de pompes à gros débit, ramène les bateaux à la lumière du jour, comme le "Djebel-Amour" dans le port de Marseille, et assure la renaissance de la marine française.
Mots clés :
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Genre :
Non fiction
Genre(s) précis :
Technique cinématographique :
Vues sous-marines
Lieu(x) de tournage :
Marseille
Laboratoire :
Eclair
Note générale
CNC : Existe en version longue et version courte (396m).