C'est en Egypte que l'on a retrouvé les premières traces de verre travaillé, mais c'est au premier siècle de notre ère que les importations de verreries arrivent en France via l'Italie. L'industrie du verre va d'abord s'installer dans la basse vallée du Rhône et à Lyon, à l'époque gallo-romaine. Le verre est obtenu en fondant un mélange de sable et de craie. La silice et le carbonate de soude, fondus à une température de mille quatre cents degrés pendant dix heures, donneront la pâte de verre. Malgré les progrès technologiques le verre est encore parfois soufflé comme il y a trois mille ans. Pour fabriquer une bonbonne, le souffleur cueille avec une canne une quantité de pâte brûlante et lui donne un semblant de forme. Puis, avec le souffle, il ébauche la bonbonne qu'il place ensuite dans un moule, un souffle d'air comprimé achevant de lui donner sa forme, et le goulot est fini sur un tour. Le verre est ensuite recuit au four. Les anciennes bouteilles faites à la main se distinguent par leur forme et leur goulot grossiers. Aujourd'hui des machines modernes, équipées de ciseaux automatiques, de moules ébaucheurs et finisseurs, produisent trente-huit bouteilles parfaites à la minute. Au contact d'une forte chaleur, le verre devient facilement malléable, on peut alors lui donner des formes compliquées, inattendues.