Dans les années trente, malgré les ravages de la Grande Guerre, les nations réarment, des conflits éclatent partout dans le monde. Les marchands d'armes en sont les principaux instigateurs et bénéficiaires. Au fil de l'histoire, la guerre n'a cessé de se perfectionner, son industrie est devenue de plus en plus puissante. Ses représentants en Europe, les frères Wendel, Fritz Thyssen, les Krupp et Eugène Schneider, sont au coeur du système capitaliste. Le plus efficace de tous, Sir Basil Zaharoff, est responsable de plus de deux millions de morts à travers la planète. Durant la Première Guerre mondiale, alors que les soldats s'entre-tuaient, ils passaient des accords afin d'augmenter leurs profits. Le minerai de fer français servait ainsi à fabriquer les canons allemands, qui tuaient des centaines de milliers de soldats français. Après la guerre, malgré les traités et les conférences sur la paix, ils ont continué à s'enrichir en alimentant la peur contre le bolchevisme et en favorisant le réarmement de l'Allemagne nazie. Aux Etats-Unis, parallèlement au trust de l'armement, représenté par Du Pont, Colt et Remington, Francis Bannerman alimente en matériels de guerre d'occasion les pays pauvres d'Amérique du Sud et d'Afrique. Toujours plus gourmands, les marchands d'armes, avec l'aide des gouvernements capitalistes, préparent la population à un conflit mondialisé. Unis, les peuples doivent dire non au capitalisme, non à la guerre.
Mots clés :
Guerre 1914-1918, Soldat, Guerre, Armement, Paix, Industrie de l'armement, Trafic d'armes, Victime de guerre, Capitalisme
Genre :
Non fiction
Genre(s) précis :
Film de montage, Film de propagande
Note générale
CNC : Le film est introduit par le Président Franklin D. Roosevelt dans la version originale (américaine) et par Paul Faure (Secrétaire de la SFIO) dans la version française. Seule cette dernière est déposée au CNC. - Interdit par la censure française dans les années 30, le film est seulement projeté en séances privées par la SFIO.