La Tunisie développe au début des années quarante un vaste programme prophylaxique basé sur une prévention sanitaire tous azimuts. La tradition des souks et de la garde royale à cheval de Tunis contraste avec la modernité des équipements médicaux. L'institut Pasteur gère la lutte contre les épidémies. Le personnel de la santé publique compte des médecins nomades. Une reconnaissance des eaux, oueds et rives est diligentée. Des gambusies, mangeuses de larves de moustiques, sont élevées en palmeraies et réinjectées dans les mares. Les enfants sont soumis à des prélèvements sanguins. Des équipes de délarvisation sillonnent le secteur, et une quinisation préventive est menée. La vaccination antivariolique fait baisser le taux de mortalité infantile. Une tournée des gourbis regroupe les malades isolés dans des camps d'isolement, et les caravanes sont dirigées sur des centres d'épouillage. Le travail de sections sanitaires automobiles est confié à des jeunes femmes polyvalentes.