Dans les années quarante, la propagande nazie présente une usine modèle. Le rythme du travail et la monotonie des gestes accomplis provoquent une fatigue inévitable du corps, qui ne peut être compensée que par des exercices physiques. Cette usine dispose de son propre terrain sportif. A seize heures, après avoir soigneusement rangé leurs affaires, les ouvriers et les employés prennent une douche, pour être disposés au sport. Les ouvriers, comme les employés de bureau, font des séries d'exercices, pratiquent la course, le saut en hauteur et en longueur, lancent le poids. Les enfants en bas âge, quant à eux, sont à la garderie contiguë; ils jouent, goûtent et jardinent, tandis que les cadets participent "à ce noble et vaste élan de formation physique". Le soir, les joies familiales succèdent à celles de la communauté dans le travail. La nuit tombe sur la cité ouvrière et, le lendemain, les ouvriers et les employés retournent à la tâche dans la joie.
Mots clés :
Usine, Sport, Entraînement sportif, Guerre 1939-1945, Travail, Nazisme, Cité ouvrière