Evocation de la vie et de l'oeuvre picturale de Sylvain Fusco. Né en 1923, dans une famille très modeste, après l'école primaire, Sylvain Fusco sculpte des meubles dans l'atelier de son père, tout en fréquentant les Beaux-Arts de Lyon. En 1920, il se passionne pour la danse, hante les bals musettes. Il rencontre une prostituée dont il s'éprend passionnément. Il fréquente le milieu lyonnais et, un soir, à la suite d'une rixe, tue la soeur de son amie. Condamné à deux ans de prison, à 17 ans, il est ensuite incorporé dans les bataillons d'Afrique. Durant cinq ans de régime disciplinaire, Sylvain ne tolère pas le climat, la promiscuité, les brimades. Un mutisme total, entrecoupé de crise de fureur oblige l'armée à le rapatrier. Son état ne fait qu'empirer. Il erre sans but pendant des heures, a des comportements étranges, voire inquiétants, se clochardise, sombre dans la catatonie. A 27 ans, le 9 avril 1930, Sylvain Fusco, schizophrène, est interné d'office à l'asile de Bron qu'il ne quittera plus et où il mourra de faim en décembre 1940. C'est ici qu'il est remarqué par le nouveau médecin-chef André Requet, qui témoigne aujourd'hui. Fusco peint alors des graffitis au dessus de son lit et dans la cour. Le médecin l'encourage puis lui propose du matériel en 1938. Son style va changer au cours des années constituant une oeuvre singulière qui semble échapper à toute interprétation psychanalytique ou esthétique. Ces tableaux sont présentés ici, à l'hôpital Le Vinatier : sexes de femmes, formes humaines ambigües, têtes de femmes au regard énigmatique.
Mots clés :
Art, Création artistique, Art contemporain, Maladie mentale, Schizophrénie, Art brut
Genre :
Documentaire
Genre(s) précis :
Film institutionnel, Film biographique/Biopic
Lieu(x) de tournage :
Bron
Note générale
CNC : Prix "Hors concours", aux Entretiens de Bichat en 1979