Un enquêteur passe en revue les moyens humains et matériels mis en oeuvre dans les interventions de lutte contre l'incendie à Paris et dégage les responsabilités et les axes de la prévention. L'état d'alerte, que l'avertisseur d'incendie déclenche, est répercuté par la chaîne de commandement des sapeurs-pompiers. Un sinistre mobilise, outre les pompiers, leur encadrement, le corps médical, l'inspection du travail et les assureurs. Les responsabilités sont imputées à l'ignorance et à l'insouciance domestiques. Les exemples d'une ferme d'Ile-de-France, d'une usine de banlieue, détruites par les flammes, et d'un feu de cale dans le port de Marseille soulignent les carences des pouvoirs publics dans la prévention et les imprudences des particuliers. Dans les Landes, département surexposé, des pylônes de veille et des châteaux d'eau ont été construits, et la forêt a été compartimentée par des tranchées coupe-feu, sous l'égide de la défense des forêts contre l'incendie. La simulation d'un incendie à l'Opéra de Paris révèle la complexité de la planification des matériels, des communications et des rôles des techniciens du feu. Ces derniers attendent beaucoup de l'éducation du public. Leur dévouement va d'ailleurs souvent jusqu'au sacrifice.