A Dakar la manoeuvre franco-sénégalaise N'Diambour II mobilise 3500 hommes, 41 avions, 12 bâtiments de la marine dont le porte-avions Foch, la frégate lance-missiles Tourville, dans le cadre d'un accord de coopération visant à tester le fonctionnement d'un commandement combiné d'opérations interarmées amphibies avec appuis aériens et aérotransports. A terre la 11e division de parachutistes et la 9e division d'infanterie de marine, en tout 25000 hommes, suivent un entraînement constant et intensif. Tous ont à leur actif vingt-cinq opérations extérieures en dix ans, aussi bien l'aide médicale, le ravitaillement, la sécheresse, l'évacuation de Français que les opérations militaires. Le 19 mars 1978 un contingent de 1300 casques bleus est envoyé au Liban avec appui aérien et maritime dans le cadre de l'ONU. Des DC8 du Commandement des transports aériens militaires, COTAM, effectuent des rotations humanitaires à Bangkok et au camp de Sa Keo pour le CICR, permettant la création d'un hôpital ambulant. Ils rapatrient les premiers réfugiés de Phnom Penh. En avril 1980, la France déploie un Elément médical militaire d'intervention rapide, EMIR, durant la guerre civile au Tchad. Et le Zaïre vit le 2e régiment étranger de parachutistes sauter sur Kolwezi les 19 et 20 mai 1978.