D'une gravité potentielle selon le terrain, par exemple chez l'alcoolique ou chez le vieillard, ou si des micro-organismes sont en cause, chez un immunodéprimé, les infections respiratoires par streptocoques, pneumocoques, staphylocoques, haemophilus influenzae, mycoplasmes ou virus doivent être identifiées dans la flore saprophyte des voies aériennes supérieures par des moyens non agressifs comme l'examen des expectorations. L'antibiothérapie devra être prescrite sur présomption clinique avec réévaluation du traitement au troisième jour. Cet état clinique permet de distinguer la bronchite de la pneumopathie. L'infection dans les deux cas se révèle par fièvre, toux et expectorations. Des râles bronchiques diffus et peu de fièvre pour la première, un syndrome de condensation doit être recherché par percussions ou palpations pour la deuxième, des râles crépitants indiquent une atteinte parenchymateuse à confirmer par la radio. Sur la base de l'évaluation sont décidés l'hospitalisation, les soins à domicile ou intensifs et les modalités du traitement, posologie et voie d'administration.