L'équilibre de l'organisme humain en eau constitue un facteur essentiel dans la survie des enfants en bas âge. Leur bonne santé ou leur mortalité dépend de la qualité et de la proportion de l'eau qu'ils sont amenés à absorber. Cette problématique touche autant les pays industrialisés que ceux du Tiers-Monde. En effet, les mécanismes régulateurs de l'équilibre hydrique demeurent imparfaits lors de la naissance du nouveau-né. Ils dépendent de l'intervention des proches de ce dernier, notamment de la présence de la mère, par le biais du lait maternel. L'équilibre liquidien du nouveau-né favorise le parcours de l'eau (du tube digestif aux cellules), des nutriments, des sels minéraux (les électrolytes) et le bon déroulement des réactions biologiques au sein de son organisme. Les phénomènes de déséquilibres hydriques tels que les coups de chaleur entrainant une déshydratation ou encore les diarrhées aigües font ainsi l'objet d'une attention particulière de la part des politiques sanitaires. Ils nécessitent une intervention médicale afin d'assurer la réhydratation de l'organisme par voie veineuse ou buccale, à partir de solutions d'eau sucrée ou salée. Afin de prévenir ces complications, une surveillance de la bonne qualité de l'eau et une vigilance quant aux risques de pollution biologiques et chimiques doivent également être appliquées.