Dans une école primaire d'Abidjan, un instituteur sensibilise les écoliers aux maladies véhiculées par l'eau. En zone inter-tropicale, deux maladies sont très répandues : la bilharziose et l'amibiose. La bilharziose, intestinale ou urinaire, est une maladie à évolution lente qui entraine de graves lésions du foie, des reins et peut rendre stérile. Elle touche surtout les enfants qui se baignent dans les rivières et les femmes lavant leur linge. Le traitement est difficile. L'amibiose, due à un parasite microscopique, peut attaquer le foie, les poumons et le cerveau. La contagion est souvent due à des fruits infectés qui, transportés des zones rurales aux marchés des villes, contaminent de nombreuses personnes. Dans tous les cas, la prévention passe par l'éducation sanitaire de la population, une information adaptée ainsi que par la construction de lavoirs et de latrines et la protection de l'eau contre la pollution. Plusieurs médecins locaux sont interviewés à ce sujet. Les journalistes ont aussi un rôle important d'éducateur social, en informant notamment par la radio, des populations souvent analphabètes.