La qualité d'un produit ou d'un service a toujours été une notion aux contours mouvants selon les époques, les intervenants et les secteurs d'activité. Ainsi pour un ébéniste spécialisé dans la restauration de meubles anciens ce sera la finition parfaite d'une restauration imperceptible qui sera revendiquée. Pour le sociologue la qualité des années 50 était liée à la productivité, à des problèmes techniques et au prix de revient ; dans les années 80 elle se retrouve confrontée à la compétitivité internationale et au respect du consommateur. Ce dernier est prêt à payer plus cher pour elle. Louis Leprince-Ringuet se base sur ses travaux pour demander précision et sécurité. Dans une usine 3 M du Val-d'Oise, un chef d'atelier souligne qu'il ne faut pas confondre qualité et perfectionnisme. Dans le village Maison familiale de Guyancourt, dans les Yvelines, le délégué technique tient à une concordance de vue technicien-acquéreur. Pour une conductrice de machine d'une usine Lesieur, les deux critères qu'elle juge essentiels pour son produit d'entretien sont l'aspect et le bon remplissage. Un directeur de chez 3 M dénonce les manquements au service, chez Thomson CSF fiabilité avant tout. La non-qualité a d'ailleurs un coût, d'où la nécessité d'engagements à tout niveau. Le boulanger Max Poilane parle de l'honnêteté, du coeur et de l'amour du client.
Mots clés :
Usine, Commerce, Consommation (habitude de), Processus de fabrication, Atelier, Entreprise, Client, Société, Chaîne de fabrication, Production, Produit industriel, Qualité