Un ingénieur agronome adore se replonger la nuit dans de vieux grimoires, où il donne libre cours à sa fascination pour la chicorée. Connue des Egyptiens et des Hébreux sous sa forme sauvage, les moines hollandais du Moyen Age en tiraient des baumes et des onguents. La chicorée se distingue des endives par la culture de ses racines. Les biotechnologies l'améliorent en laboratoire par l'hybridation, la sélection génétique, la culture in vitro, le clonage. Des essais de graines, dans des champs expérimentaux, surveillent leur germination. Des porte-graines sont alors sélectionnés. Le Nord-Pas-de-Calais est le premier producteur mondial de chicorée. Semée tous les trois ans, elle est récoltée en octobre. Des échantillons, prélevés en plein air dans chaque chargement séparément, sont analysés impartialement par l'ordinateur. Après livraison à l'usine sur une aire de stockage, elle est lavée au torrent d'eau puis mise en sécherie. Son passage dans un four la réduit en de fines lamelles, ou cossettes, stockées trois mois en magasin. La torréfaction qui caramélise les sucs est suivie d'un brusque refroidissement en chambres aérées. Les cossettes sont moulues en grains. L'extrait de chicorée liquide s'obtient par pulvérisation du haut d'une tour de quarante mètres.
Mots clés :
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Genre :
Non fiction
Genre(s) précis :
Lieu(x) de tournage :
Cappelle-en-Pévèle, Orchies, Vieille-Eglise