La sidérurgie française du début des années cinquante évolue vers l'automatisation et la généralisation de mesures de protection garantissant sécurité et pénibilité moindre aux travailleurs du secteur. Le chargement du haut-fourneau en minerai et en coke est assuré à distance. Zone dangereuse car riche en gaz toxiques, le gueulard, son ouverture supérieure, est interdit à toute intervention humaine. Déchargée automatiquement dans les wagons, la cokerie moderne contraste avec l'ancienne batterie de fours. Durant la coulée de fonte, le fondeur est protégé des projections. La fonte en fusion est acheminée par train vers l'aciérie. Versée dans un mélangeur, des cornues géantes la convertissent en acier. Les ferrailles sont happées par électro-aimants d'un pont roulant, et les lingots saisis par des pinces gigantesques. Des pontonniers dirigent vers le four de réchauffage. Un conducteur vérifie le trajet de la barre d'acier grâce à un rétroviseur. Le laminage est entièrement automatique. L'extraction des fours nécessite dextérité et protection. Le forgeage des pièces longues est commandé à distance, des presses hydrauliques traitent les pièces de grande dimension. Le maître forgeron sert de guide. Progrès technique et protection accrue sont garants de la sécurité.