De jeunes adultes guadeloupéens questionnent une responsable de la caisse de sécurité sociale sur une maladie touchant une personne sur deux, la bilharziose. Elle s'attrape au contact des eaux douces, rivières, canaux ou mares. La maladie est due à des vers plats, sans anneaux, d'un ou deux centimètres, au corps d'un seul tenant. Ces derniers se reproduisent dans les vaisseaux sanguins, générant des troubles intestinaux, mais s'attaquent aussi au foie et à la rate. Après s'être glissée dans les petites veines de la partie inférieure du gros intestin, la femelle y pond des milliers d'oeufs, emportés par les selles. En eau douce les oeufs sont devenus des larves aquatiques, ou miracidium. Elles pénètrent dans le planorbe, mollusque enroulé en spirales plates, puis atteignent le foie. La furcocercaire, à queue fourchue, 500000 pour une larve, atteint l'homme via bras et jambes puis gagne le coeur et le foie par la circulation sanguine. Eviter la pollution des eaux douces par les selles ainsi que le contact avec les eaux infectées sont les seules solutions. Un trou recouvert de terre, de cendre ou de chaux vive est indiqué. Le traitement des eaux, les progrès de la voirie, la lutte contre le planorbe, le port de bottes, cuissardes, gants, le seau avec corde, l'eau de Javel, les fontaines et lavoirs sont à recommander.