De 1852 à 1855 Victor Hugo et sa famille vivent en exil sur l'île de Jersey, où ils sont logés dans une maison rectiligne, avec toit-terrasse, badigeonnée de blanc, avec un jardin d'un quart d'arpent en plan incliné attenant, entouré de murailles coupées de degrés de granit et de parapets : Marine Terrace. Ils ont débarqué là en août 1852 afin de devancer la mesure d'expulsion à laquelle était sur le point de l'exposer la publication de son pamphlet "Napoléon le Petit". Il écrit à Pierre-Jules Hetzel, son éditeur à Bruxelles, qu'il souhaite écrire un volume sur les îles de la Manche. Son fils François-Victor, futur traducteur de Shakespeare, installe un atelier photographique dans la serre de la maison. Adèle Hugo prend la pose, comme son ami Auguste Vacquerie et Charles, son autre fils, auteur à venir des "Hommes de l'exil". Sa soeur Adèle tient le journal familial de l'île. Victor passe de longs moments sur le rocher des Proscrits. L'écrivain journaliste Delphine de Girardin l'ayant initié au spiritisme, il y voit un moyen de communiquer avec sa fille Léopoldine tragiquement disparue. Le Communard Jules Allix pris de folie, il y renonce. Il reçoit Hetzel, l'ami philosophe Pierre Leroux, le général Meszaros, ministre de la Guerre hongrois, Paul Meurice, fidèle disciple, Charles Ribeyrolles, rédacteur en chef de "L'Homme" et Margaret Allen, amie anglaise de Vacquerie.
Mots clés :
Photographie, Maison, Famille, Ecrivain, Exil, Île, Poète, Iles Anglo-Normandes, Hugo, Victor