Un peintre interné à l'hôpital Esquirol de Charenton soliloque sur la façon dont sont représentés les paysans dans la peinture du dix-neuvième siècle, invitant dans son délire Gustave Courbet et Jean-François Millet à venir s'asseoir et en débattre avec lui. Les paysans ont d'abord été montrés comme repoussants, en guenilles, souffrant d'hydropisie, de jaunisse, de malaria, aux ventres gonflés, la faim et la misère les poussant à la jacquerie. Les frères Le Nain se savaient les peintres des pauvres gens. L'interné reproche à ses invités virtuels l'absence de gaieté de ces scènes terre à terre, à l'instar de "Un enterrement à Ornans" de Courbet. Dans " Les Glaneuses", de Millet, et "Le Rappel des Glaneuses", de Jules Breton , le quotidien "Le Figaro" ne voit que "des épouvantails en haillons". Rosa Bonheur propose des scènes de genre avec animaux. La vie villageoise devient un thème, le travail, la moisson, les marchés, foires et auberges, les lavandières. Après la guerre de 1870 et la Commune, les bourgeois demandent des paysans soumis, exemplaires. Ainsi "Les Mangeurs de pommes de terre" de Van Gogh, plein de compassion. En 1900 la culture industrielle chasse la culture paysanne, l'usine est reine, et 1914 fera des semeurs des soldats.
Mots clés :
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Genre :
Non fiction
Genre(s) précis :
Lieu(x) de tournage :
Amsterdam, Bordeaux, Chicago, Milan, Munich, Saint-Maurice