Le réalisateur d'un film sur l'émail vitrifié soumet son projet au président du syndicat de cette industrie. Ils conviennent ensemble des éléments du processus de fabrication à montrer pour le rendre attrayant. Les centres de production se trouvent dans le Nord, l'Est et les régions parisienne et lyonnaise. La tôle brute est découpée et mise en forme, et les pièces obtenues plongées dans des bains de dégraissage. La préparation se fait par un mélange dont les proportions varient selon le type et la couleur à obtenir, la couleur de base d'un gris-bleu devenant noire après cuisson. Voisin du verre, l'émail s'obtient par fusion en creuset de terre réfractaire, puis passe dans des broyeurs. Les pièces, plongées dans l'émail en un geste assurant son uniformité ou traitées au pistolet, sont cuites dans un four-tunnel, où elles vont acquérir leurs caractéristiques. A l'atelier décoration, un travail de pochoir et d'application de filets au pinceau, de bandes à la poire et de bordures à la main est effectué. Les meubles de cuisine en tôle émaillée, les bacs à produits chimiques et les mélangeurs pharmaceutiques sont aussi élaborés dans ces ateliers. La technique du dessin détouré à la brosse à l'aide d'un cache est utilisée pour les panneaux publicitaires et de signalisation, et le tirage d'affiches respecte les nuances. Le plat à couscous est un des fleurons de l'émaillerie à l'exportation.
Mots clés :
, , ,
Genre :
Documentaire
Genre(s) précis :
Lieu(x) de tournage :
Paris, Saint-Dizier, Lyon, Strasbourg, Anzin