Le Français est attaché à ses valeurs ancestrales, qui ont généralement des racines paysannes et sont la source du patriotisme guerrier. Ceux qui ne partagent pas ces principes, les jeunes en particulier, l'inquiètent. Ils remettent en cause les institutions, dont la principale est l'enseignement scolaire. Le chauvinisme trouve un refuge dans les cafés et les piliers de bars se passionnent pour le tiercé. A la Belle Epoque, pendant que les riches s'encanaillaient dans les quartiers chauds, les enfants trimaient dans les usines et les mines. L'armée, humiliée en 1870, s'est racheté une fierté en se déversant dans les terres africaines, et ce sont des colonies d'hier que proviennent les éboueurs d'aujourd'hui. Le Français n'ayant pas un type physique déterminé, il se prête à la caricature. Les slogans de la société de consommation sont devenus le prêt-à-penser du quotidien. Alors la jeunesse se révolte pendant que les insouciants partent en vacance. En ces temps de confusion, l'homme de la rue se rattache au bon sens. Mais lorsqu'il a affaire à un étranger, il retrouve vite son humour et sa fierté nationale. Comme lui, le coq de la girouette lance un fier cocorico.