Le travail de la dentelle est, par sa finesse, le métier d'art le plus lié au talent de l'exécutant, et de nombreux centres industriels français s'en sont fait une spécialité. En perte de vitesse pour la toilette féminine et l'ameublement, il connaît un essor dans la lingerie fine, le napperon de table, les voilages et les rideaux. Trois techniques sont mises en oeuvre : l'aiguille à Alençon, Argentan, Les Sables-d'Olonne et Luxeuil, le fuseau au Puy, à Valenciennes, Bayeux et Mirecourt, et le crochet en Bretagne. Le métier mécanique n'est utilisé que par économie. Outre Lyon et Caudry, dans le Nord, Saint-Quentin fabrique la guipure mécanique, et Calais est la capitale de la dentelle mécanique. Paris est la source d'idées de l'esquisseur, qui détermine le travail du metteur en carte. Le perceur de carton élabore un schéma synthétique pour tous les composants du métier à dentelle. Les pièces produites sont révisées à la main et enrichies, à l'occasion, de broderies. Une famille bourgeoise et des modèles donnent un aperçu des produits.
Mots clés :
France, Métier d'art, Dentellerie, Dentellière