Nous sommes en 1901, à Zichen, un petit village flamand. Le jour se lève, la cloche de l'église sonne, et Witte (Filasse), qui doit son surnom à ses cheveux couleur paille, s'éveille difficilement dans une petite chambre misérable. Dès le petit déjeuner, Witte est rudoyé par son père et tourmenté par ses frères aînés. Puis il faut partir à l'école. Bagarreur et volontiers espiègle, Witte est souvent puni. Cette fois encore, l'instituteur fait preuve d'autorité et Witte se retrouve enfermé dans un débarras. Après l'école Witte doit aller travailler aux champs pour le riche fermier Coene. Ses camarades, en chemin vers la rivière, viennent le narguer. Witte n'y tient plus, il détache des chevaux pour faire diversion et court se baigner. Mais sa mère le surprend et emporte ses vêtements laissés sur la rive. Witte, nu et honteux, rentre pour essuyer la colère paternelle. Très impressionné par ses lectures et notamment par Le Lion des Flandres d'Henri Conscience, Witte entraîne ses camarades dans une mémorable et violente reconstitution de batailles célèbres. Malheureusement l'affaire tourne mal et Witte est considéré comme responsable. Ses parents ne sachant plus comment venir à bout de cette mauvaise graine décident d'envoyer Witte à Diest où St-Cornelis guérit les penchants répréhensibles. Witte découvre alors la ville et les mouvements socialistes. Mais de retour à Zichen où la foire annuelle commence, Witte vole de l'argent pour s'acheter des livres. Cette fois c'en est trop, son père, excédé, décide de l'envoyer travailler à la ville...