[Arrivée du président de la République Emile Loubet à la gare de Nice]
Film
Identité
Autres titres :
- Lumière : Nice : arrivée du Président à la gare (n° 32)
Type d'oeuvre : Cinéma
Catalogue : n°[4360]
Société(s) de production :
Description
Résumé
style="color: rgb(51,0,0);">Le 8 avril 1901, président de la République française, Émile Loubet, sort de la gare de Nice pavoisée pour l'occasion. Il passe au milieu de gendarmes au garde-à-vous et est accueilli par des officiels en civil, une foule de badauds et de photographes. Le président et sa suite posent devant les appareils de ces derniers.
Mots clés : Cortège, Président de la République, Photographe, Voyage officiel
Genre : Non fiction
Lieu(x) de tournage : Nice
Note générale
Ce déplacement a eu lieu à une double occasion : la fête internationale de la gymnastique à Nice et la revue de la marine italienne, et est relaté dans différents journaux de l'époque :
« Le président de la République à Nice et à Toulon. — La première journée des fêtes de Nice et de Toulon a été consacrée à différentes visites présidentielles. Les deux “clous” du programme consistèrent dans la présentation au président du nouveau drapeau des alpins, que ceux-ci avaient reçu le matin même, et dans la visite de M. Loubet au concours international de gymnastique qui avait lieu sur la place d’armes. Les dix mille gymnastes réunis-là ont exécutés d’étonnants et parfaits mouvement d’ensemble. La seconde journée du voyage présidentiel fut encore consacrée à Nice. Le matin, après la montée au cimetière du château, où est enterré Gambetta, le président visita le Môle, les travaux du nouveau port, et les hôpitaux civils et militaires. Au cours de l’après-midi, la banalité des réceptions se déroula à la préfecture des Alpes-Maritimes… Deux visites de marque pourtant rompirent cette monotonie, celle du prince Boris de Russie, et celle du prince de Bulgarie. […] C’est le 10 avril qui devait marquer l’apogée du voyage présidentiel. Ce jour-là, en effet, le président débarquait à deux heures de l’après-midi dans l’arsenal de Toulon, suivi une heure et demie plus tard par S. A. R. le duc de Gênes qui lui venait rendre visite. À 4 heures, le président […] rendait visite au duc, et le soir, dans un dîner officiel, tous deux déclaraient “ amies ” l’Italie et la France. Et le choc des deux coupes contenant le traditionnel champagne a fait dans le monde diplomatique un vrai bruit de cloche. Le 11 avril au matin, S. A. R. le duc de Gênes, commandant en chef la flotte italienne, montait à bord du Saint-Louis où il était reçu par M. le vice-amiral de Maigret, commandant en chef l’escadre de la Méditerranée. À midi, M. Émile Loubet arrivait à bord du Lepanto, bâtiment battant pavillon de S. A. R. le duc de Gênes, où un déjeuner lui était offert. Après une visite à la Seyne et un banquet municipal, le président reprenait à 11 h et demi du soir le train pour Montélimar, où il est allé se reposer. Il n’est rentré à l’Elysée que mardi. » ("La Vie illustrée", Paris, 19 avril 1901, p. 36-41).
« C'est le dimanche de Pâques à 3 heures que Monsieur le président de la République s'est embarqué à la gare de Lyon à destination de Nice. Le train arrive le lendemain matin à 10 heures en gare de Nice. (…) L’après-midi le cortège présidentiel traverse la place Masséna où a été dressé un arc de triomphe. Le président visite une exposition horticole qui a été organisée en ce lieu puis se rend à la Fête fédérale internationale de la gymnastique. (…) Quelque dix mille gymnastes sont rassemblés à Nice. La journée s’acheva par un banquet au Casino de la Jetée-Promenade (…). Un jour plus tard [le 10 avril], il s’embarquait pour Toulon à Villefranche à bord du Saint-Louis. (…) Direction Toulon, donc, où l’escadre italienne commandée par le duc de Gênes, était arrivée deux jours plus tôt, accueillie par les officiels, parmi lesquels l’amiral de Beaumont, préfet maritime, le maire de Toulon, M. Micholet (…). L’arrivée du président de la République a donné à la ville et à la rade le signal d’une animation nouvelle. Le premier coup de canon tiré par la batterie de la Croix attira sur le port toute la population, tous les étrangers accourus. (…) À 1 heure 50, le président de la République quittait le Saint-Louis pour venir aborder dans l’arsenal, au quai de l’Horloge. Bientôt, le duc de Gênes, commandant en chef de la marine italienne, accompagné de son état-major, se présentait à la préfecture, en grand uniforme, la poitrine barrée du cordon des ordres des Saints-Maurice- et- Lazare puis il était introduit auprès du président de la République. Au cours de cet entretien, le duc de Gênes remettait à M. Loubet, au nom du roi, le collier de l’ordre de l’Annonciade. Un banquet eut lieu le soir, à l’Arsenal, offert par le président de la République au duc de Gênes et aux officiers étrangers (…) ». ("L'Illustration", 13 avril 1901).
La presse annonçant la vente de 22 vues de ce voyage, seules dix-sept (n° 1312 à 1328 [495 à 511]) ont finalement été retenues dans les catalogues de la société A. Lumière et ses fils. Cinq autres vues n’ont pas été inscrites dans les catalogues de vente et portent les n° [4360], [4076], [4350], [4496] et [4542]. Cet exemple montre que des vues, dites « hors catalogue » ont pu circuler dans les mois qui ont suivi leur réalisation.
Source de l'identification :
Bibliographie :
- Dossier d'inventaire des vues "hors catalogue", 1996, p. 26, Bibliothèque de la DPC, Bois d'Arcy.
Générique
Informations techniques
Métrage : Court
Durée d'origine : 1
Métrage d'origine : 15
Couleur/NB : Noir et blanc
Sonore/muet : Muet
Format d'origine : 35 mm Cinématographe Lumière
Séries liées
Corpus liés
- Hors catalogue Lumière