Dans le Constantinois, soixante usines fabricant du liège contribuent à l'essor économique de l'Algérie. La récolte se pratique par des équipes d'écorceurs et de démascleurs, qui mesurent la circonférence du chêne-liège, coupent l'écorce et la griffent pour en identifier l'origine. Les équipes acheminent le liège jusqu'aux dépôts où s'effectue un premier tri. Un deuxième exclut les planches de liège comportant crevasses et galeries de fourmis. Le liège est ensuite passé dans des tubeuses. Les bouchons défectueux sont triés et les autres, polis. Ils sont expédiés par bateaux dans les pays d'Europe, qui continuent le traitement. Ils sont imprimés à chaud, blanchis et paraffinés. Les résidus de liège servent à la confection des matelas et à la fabrication des semelles de chaussures ; les granulés, à l'élaboration de panneaux thermiques isolants. La forte main-d'oeuvre et les nombreuses exportations favorisent l'industrie bouchonnière du troisième pays producteur de liège au monde.
Mots clés :
Algérie, Forêt, Colonies françaises, Economie, Industrie