Dans le cadre de l'aménagement du Rhône de la frontière suisse à la mer, l'Etat charge la Compagnie nationale du Rhône de construire un barrage de retenue à Donzère-Mondragon, verrou de commande du débit du canal de dérivation. A la sortie du défilé de Donzère, il sera appuyé sur la roche sur un tiers, le reste sera fondé dans la marne. De plus de deux cents mètres de long, il consistera en six passes mobiles à volets relevables pour corps flottants ou en cas de crue, l'une étant réservée à la navigation. Les services généraux installés sur la rive droite, les travaux comportent cinq phases, alternant la construction des passes et des piles à l'abri d'un batardeau. La desserte du chantier se fait par quatre blondins oscillants sur câbles d'une portée de trois cents mètres, une passerelle donnant accès aux cabines des piles. Des caissons métalliques immergés, avec enceinte de palplanches protectrices, servent à la fondation des piles à l'air comprimé. Le béton arrive par blondins sur les radiers. Un immense plancher est installé pour la mise en place des articulations des vannes. De violentes crues ont ralenti les travaux.
Mots clés :
Aménagement du territoire, Hydroélectricité, Barrage, Chantier de construction, Construction (édifice), Electricité, Rhône (fleuve), Années 1950