Un Corse revient au pays après quarante ans de vie active sur le continent : la Corse se dépeuple malgré d'indéniables atouts. Des plans de mise en valeur ont pourtant encadré l'aménagement des plaines littorales. La lutte contre les incendies, le développement de l'irrigation, des réseaux d'eau potable, électrique et routier, ont donné des gages au tourisme. Rien n'y a fait. Aux incendies s'ajoutent les chèvres voraces, les torrents emportant cultures et ponts. Ailleurs, c'est la dune côtière qui progresse dans les terres, ou un défrichage suivi de cultures laissées au pâturage. L'Etat a protégé les forêts historiques, engagé une lutte passive contre l'incendie en ayant recours à des rideaux d'eucalyptus. Un fonds forestier a été créé. Les chèvres ont été bannies. A Ostriconi, près de Calvi, on a introduit des cultures spécifiques et des fleurs intercalaires dans les vergers. Le dernier obstacle à un réel développement du pays reste encore l'individualisme corse.