La soierie lyonnaise s'est développée, à l'origine, dans les Cévennes. Des spécimens de métiers à tisser retracent l'évolution du travail de la soie : Dangon, premier métier à "grande tire", Vaucanson, ou l'apport de la mécanique, et, enfin, les perfectionnements de Jacquard. L'ouvrier lyonnais créait tout ce qui se portait aux XVIe et XVIIe siècles. Le ver à soie file son cocon en quatre jours. Après ébouillantage, les fils sont dévidés, puis tissés. L'usine moderne a perfectionné les étapes du traitement de la soie, dévidage en flotte ou écheveau, mise sur tavelles et roquets, bobinage, ourdissage et canetage. Le gigantisme de l'entreprise l'a amenée à assurer elle-même le ramassage de ses ouvriers.