Application du principe d'Archimède, le sous-marin a su se montrer efficace, car invisible, durant les deux conflits mondiaux. Il est doté d'une coque hydrodynamique, d'une étrave-lame de rasoir et de barres de plongée, véritables gouvernails verticaux. Les ballasts modifient la profondeur de navigation selon leur remplissage. Les moteurs Diesel n'interviennent qu'en surface, des moteurs électriques assurant la propulsion en profondeur. Des "écouteurs" surveillent les bruits extérieurs. Le périscope sert surtout pour le lancement des torpilles. Les moyens de détection que sont le goniomètre, le radar et l'asdic font du sous-marin une proie pour les grenades sous-marines et les avions. Les révisions et réparations, le rechargement des accumulateurs et en air comprimé, l'approvisionnement en vivres et en combustible, l'assemblage et le chargement des torpilles s'effectuent dans les bases sous dalle de béton héritées de l'armée allemande. L'apparition du schnorkel a amélioré l'ensemble des performances. L'avenir du submersible semble assuré face au nucléaire naissant.