Sénégal, région de Thies. Pierre-Henri Thioune alias Guelwaar, catholique et grand défenseur de l'auto-détermination de l'Afrique vient d'être assassiné car ses discours fustigeant les aides alimentaires internationales dérangeaient les autorités. Il refusait la mendicité et souhaitait que le peuple retrouve toute sa dignité. Ses amis se regroupent dans son petit village natal autour de son épouse, de ses fils Aloys, infirme, Barthélémy, émigré en France et de sa fille Sophie, qui se prostitue à Dakar pour faire vivre ses proches. Tout est prêt pour les funérailles mais la dépouille de Gwelwaar a disparu de la morgue de l'hôpital de Thies. Suite à une erreur administrative, une puissante famille musulmane a enterré le corps dans le cimetière musulman. Barthélémy et l'adjudant-chef de la gendarmerie se rendent au village pour récupérer le corps, mais, rien n'y fait. L'iman accepte mais le frère aîné du défunt ne veut pas exhumer le corps, ni indiquer où il se trouve. La tension monte entre les deux communautés chrétiennes et musulmanes. Les deux chefs de village s'entendent pour rétablir l'ordre, mais les villageois armés s'entêtent et provoquent une émeute. Le député maire, puis le préfet et les forces de sécurité arrivent à leur tour pour débloquer la situation. Enfin, l'imam trouve l'endroit de l'inhumation et rend la dépouille à la famille. Le maire est acclamé, ravi de tirer profit de cet évènement qui, par ailleurs, aura fait réagir les plus jeunes qui comptent bien perpétuer le combat de Guelwaar.