En 1956, Willy Rozier et Geneviève Chancel font un safari-photo au Cameroun. Ils récupèrent un camion Renault au port de Douala, longent la rivière Sanaga et visitent le barrage d'Edéa. La réunion annuelle des lamidos coïncide avec leur arrivée à Ngaoundéré. Cette rencontre exceptionnelle des chefs guerriers, en costumes traditionnels, est une aubaine pour la photographe. Après une nuit dans la réserve du Faro, le véhicule reprend la route. Le long de la rivière Bénoué, des gardiennes de mil, juchées sur des miradors, éloignent les oiseaux de la moisson. Un guide leur montre un rassemblement d'hippopotames. Sur la route de Garoua se détachent au loin les contreforts des monts Atlantika. Le convoi croise des girafes, des autruches, des marabouts, des phacochères, des kobs et des antilopes. Au marché de Pitoa, les femmes des peuples Kirdi, Fali, et les guerriers Namji se laissent photographier. Les voyageurs quittent Maroua pour la région montagneuse de Rumsiki. Après quelques jours de repos, les membres de l'expédition passent la frontière du Tchad.